Transport aérien et dépendance au carbone :

Info clés

Evolution des arrivées internationales par transport aérien en Méditerranée : 23 % en 1988 (47 millions de touristes), 40 % en 2005 (122 millions de touristes)

Prévisions des arrivées internationales en Méditerranée par avion en 2025 : plus de 158 millions

Impact du tourisme au niveau mondial sur les émissions de gaz à effets de serre en 2008 : 5 % du total des émissions, soit environ 1,3 milliards de tonnes de CO2, le transport aérien en représentant 40 %

Evolution de la part de l'avion dans les arrivées internationales en Méditerranée

Comment réduire le niveau des émissions de GES induites par le transport aérien sans compromettre le développement de destinations qui en sont dépendantes ?

Une croissance constante des flux touristiques liés au transport aérien

Sur les vingt dernières années, le transport aérien est passé d’un quart des arrivées internationales à la fin des années 1980 à 51 % en 2006. L’enjeu carbone induit par la mobilité du tourisme international constitue un problème redoutable : concilier la croissance constante de l’usage de l’aérien en tant que mode de transport touristique et l’objectif mondial de réduction de 80 % des émissions globales des gaz à effet de serre (GES) à l’échéance 2050. Ces émissions concernent principalement les pays du Nord de la Méditerranée, principaux émetteurs et récepteurs de touristes en Méditerranée. Cependant, les émissions de CO2 resteront difficiles à maîtriser, quelque soit les politiques climatiques et énergétiques envisagées.

Une forte dépendance de l’économie touristique méditerranéenne au transport aérien

La difficile maîtrise des émissions de CO2 à l’avenir s’explique principalement par le poids de la clientèle internationale et par la croissance économique et démographique du Sud et de l’Est du bassin, qui va mécaniquement augmenter la demande.

Les performances économiques des destinations orientées vers un tourisme de masse, en particulier insulaires, dépendent directement de l’aérien. Par exemple, le développement touristique de l’île de Jerba (Tunisie) au cours des trente dernières années est directement lié aux évolutions de l’aérien et à la présence des tour-opérateurs : en 2008, 95 % des voyages en partance pour Jerba étaient organisés en charters par des tour-opérateurs.

Propositions d’adaptation

Trois voies d’adaptation permettraient de répondre à l’enjeu « carbone » sans pour autant pénaliser les performances économiques du tourisme :

  • Optimiser le taux de remplissage moyen d’un avion ou augmenter la durée moyenne des séjours,
  • Améliorer le maillage modal par le développement d’une politique orientée vers l’articulation de l’aérien avec d’autres modes de transport,
  • Développer le tourisme domestique, notamment dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée.

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