La Méditerranée se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne mondiale, mais ses gouvernements maintiennent artificiellement des modèles non durables via des subventions préjudiciables à l’environnement (SPE) dans l’énergie fossile, la surpêche ou l’eau.
Pour répondre à ces défis transfrontaliers, le rapport du Plan Bleu évalue l’impact de ces aides publiques et trace la voie d’une transition juste. La Note de synthèse met en lumière l’efficacité de réformes ciblées, citant la réorientation réussie des subventions à la pêche en Turquie vers le contrôle de la ressource, l’élimination progressive des aides aux carburants au Maroc couplée à un réinvestissement vert et social, ou encore l’adoption d’une tarification progressive et équitable de l’eau dessalée pour préserver le bien-être des ménages.
La note met enfin en avant la nécessité d’une feuille de route régionale coordonnée, s’appuyant sur des inventaires nationaux standardisés et sur le déploiement simultané d’instruments économiques verts (fiscalité ciblée, obligations vertes), afin de surmonter les blocages politiques et de transformer les subventions d’hier en investissements d’avenir.