Milieu marin

Vers une gestion basée sur les écosystèmes de la mer Méditerranée

Les Parties Contractantes au Plan d’action pour la Méditerranée (PAM) ont pris l’initiative en 2008 d’une Approche écosystémique (EcAp) pour la gestion des activités humaines et défini une feuille de route afin de parvenir à une vision commune : une Méditerranée saine, aux écosystèmes marins et côtiers productifs et biologiquement divers au profit des générations présentes et futures. Cette approche globale privilégie les liens entre les écosystèmes, les êtres vivants qu'ils abritent et le bien-être humain. Elle permet de faire émerger des priorités pour répondre plus efficacement aux besoins de gestion et de conservation.

Les principes et la mise en œuvre de cette initiative sont en cohérence avec ceux de la Directive cadre européenne Stratégie pour le milieu marin, à laquelle sont soumis les pays Européens.

Un constat alarmant

En dépit des efforts accomplis, la dégradation des écosystèmes marins et côtiers continue. Les pressions et les impacts principaux affectant la Méditerranée ont été identifiés à l’issue de l’évaluation initiale :

  • Le développement et l’étalement des villes côtières qui aboutissent à la dégradation ou à la perte d’habitats ainsi qu’à la déstabilisation et à l’érosion du littoral,
  • La surpêche et les prises accidentelles, qui modifient la structure des communautés, et les processus écologiques,
  • La pêche destructrice, par le chalutage qui perturbe les écosystèmes des fonds,
  • La contamination des sédiments et des êtres vivants par la pollution due aux rejets urbains et industriels, aux produits antisalissure des navires aux apports atmosphériques de composés toxiques,
  • La surcharge en substances nutritives, qui conduit à des déséquilibres écologiques (eutrophisation, hypoxie),
  • Les perturbations et les pollutions provenant des activités maritimes (transports maritimes, énergie, aquaculture et désalinisation),
  • La prolifération des espèces invasives, aux effets aggravés par le changement climatique,
  • La dégradation des zones de transition et des estuaires à la grande richesse écologique, zones cruciales de nourricerie pour la pêche. 

L’approche écosystémique, une feuille de route en sept étapes

1. Etablir une vision, objectif pour l’ensemble de la Méditerranée.
2. Elaborer les objectifs stratégiques pour réaliser cette vision.
3. Entreprendre une évaluation initiale pour déterminer les problèmes prioritaires, la disponibilité de l’information et les lacunes à combler.
4. Décider des objectifs écologiques.
5. Déterminer les objectifs opérationnels et les indicateurs associés, identifier les cibles ou les seuils liés à ces indicateurs.
6. Développer une stratégie de surveillance.
7. Elaborer des plans et des actions spécifiques de gestion pour s’assurer d’atteindre les objectifs écologiques et stratégiques permettant aux pays méditerranéens de s’engager efficacement dans leur vision de la gestion marine et côtière.

Mi 2013, les étapes 1 à 4 étaient achevées, le Plan Bleu devant compléter l’évaluation initiale par une analyse socioéconomique et l’étape 5 en cours.

L’engagement du Plan Bleu pour une approche économique

Les travaux du Plan Bleu portent sur une approche économique des écosystèmes marins et côtiers. Cette approche constitue une étape préparatoire à la mise œuvre de mesures de gestion intégrées visant à atteindre le bon état de ces écosystèmes.

Ces travaux sont engagés :

  • A l’échelle locale, sur les Aires marines protégées, comme outil de gestion et d’évaluation économique de leurs impacts,
  • A l’échelle régionale, sur :

- La valeur économique des bénéfices soutenables provenant des écosystèmes marins méditerranéens,
- La durabilité des activités économiques maritimes, cas de la pêche,
- L’analyse économique et sociale dans le cadre de l’initiative EcAp du PAM,
- Une participation importante au projet de recherche européen Perseus, (Policy Oriented Marine Environmental Research in the Southern European Seas) pour l’analyse économique et sociale et développement des mesures de gestion adaptatives.

Chiffres-clés

46 000 km de côtes (13 % de la longueur mondiale)

2,5 millions de km² (1 % de la surface mondiale des océans)

Une grande biodiversité : 6 %  des espèces marines du monde, un niveau d’endémisme élevé (28 %) ; 750 espèces de poissons, 20 de mammifères marins, 5 de tortues 

Des espèces en danger d’extinction ou vulnérables : environ 8 % des espèces de poissons, dont la plus part des espèces de raies et des requins, la moitié des mammifères marins, dont le phoque moine, les tortues

Plus de la moitié des espèces poissons marins concernées par la pêche
 
Près de 1000 espèces étrangères recensées en Méditerranée, avec environ une nouvelle entrée toutes les deux semaines
 

Partenaires

Projets

 
PANACeA (initiative régionale de rationalisation en matière d’efforts de gestion dans les Aires Protégées pour une Protection renforcée de la Mer Méditerranée)
 
 

En savoir plus

Aires marines protégées

Valeur économique des bénéfices soutenables

Cas de la pêche

Initiative EcAp du PAM

Projet de recherche européen Perseus

Med-IAMER (projet régional d’actions intégrées pour diminuer les risques environnementaux en mer Méditerranée)
 

Contact

 

Évènements