Eau

L'eau en Méditerranée

Compte tenu des pressions accrues sur les ressources en eau en Méditerranée, une gestion intégrée de ces ressources fondée sur la gestion de la demande en eau est absolument vitale.

Des ressources en eau inégalement réparties et des pressions croissantes

Trois pays, la France, l’Italie et la Turquie reçoivent, à eux seuls, la moitié du total des précipitations, tandis que les pays du Sud n’en capitalisent qu’un dixième. Dans certains pays comme l’Egypte, Israël ou Malte, les prélèvements en eau avoisinent ou excèdent le volume annuel moyen de ressources naturelles renouvelables (indice supérieur à 80 %).

Les tensions sur l’eau devraient s’aggraver avec la croissance démographique au Sud et à l’Est, le développement du tourisme, de l’industrie et des terres irriguées, ainsi que les impacts du changement climatique. Selon les études et projections existantes, les populations méditerranéennes « pauvres en eau », sous le seuil de 1000 m3 par habitant par an, devraient passer de 180 millions de personnes aujourd’hui à plus de 250 millions dans les 20 ans. 

Alternative : agir sur la demande en eau et pas uniquement  sur l’offre

Avec l’accroissement rapide de la population, la dégradation de l’environnement et les effets du changement climatique, il n’est aujourd’hui plus possible de satisfaire l’ensemble des demandes en eau en augmentant l’offre, qui a constitué la réponse traditionnelle des politiques de l’eau en Méditerranée.

Face à cette situation, un vaste champ de progrès concerne la gestion de la demande en eau. Elle consiste à réduire les pertes et les mauvaises utilisations (gaspillages, fuites lors de la distribution ou du transport) et à améliorer l’efficience de l’utilisation de la ressource. Les marges de progrès sont considérables : le potentiel d’économies d’eau a été évalué à 25 % de la demande, l’agriculture irriguée représentant plus de 65 % de ce potentiel.

Programmation « Eau » 2013-2015 du Plan Bleu

Les activités visent à appuyer la mise en œuvre de la Stratégie méditerranéenne pour le développement durable (SMDD) et plus spécifiquement, à aider les pays méditerranéens à garantir la sécurité en eau face aux changements globaux. Elles se structurent autour de quatre axes stratégiques :

  1. Favoriser l’échange d’informations et la collecte de données,
     
  2. Promouvoir une gestion intégrée des ressources en eau, en particulier la gestion de la demande en eau,
     
  3. Contribuer à la définition et à la mise en place de stratégies d’adaptation aux changements climatiques,
     
  4. Protéger et améliorer la qualité de l’eau.

Ressources en eau naturelles renouvelables par habitant dans les principaux bassins méditerranéens

Chiffres-clés

La Méditerranée regroupe 60 % de la population mondiale dite « pauvre en eau », disposant globalement de moins de 1000 m3/hab/an

20 millions de Méditerranéens sans accès à l’eau potable, notamment dans les pays au Sud et à l’Est de la Méditerranée

47 millions de Méditerranéens sans accès à un système d’assainissement adéquat

80 millions de Méditerranéens en situation de « pénurie » (moins de 500 m3/hab/an) à l’horizon 2025

L'irrigation, secteur dominant de consommation dans la plupart des pays méditerranéens, soit 60 % des quantités d’eau totales utilisées, mais 82 % au Sud

Partenaires

AERMC, Agence française de développement, CMI, Fondation Prince Albert II de Monaco, GWP-Med, HydroSciences Montpellier, IME, IRMO, OMEONEMA, SEMIDE, Tour du Valat

En savoir plus

Projet Med-ESCWET : Evaluation économique des services écologiques rendus par les zones humides dans le cadre du changement climatique en Méditerranée

Activités menées sur l'énergie

Contact

Dr Céline Dubreuil-Imbert